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Les munitions allemandes de 7,92 mm au phosphore blanc

La cartouche réglementaire allemande pour arme longue en usage entre 1898 et 1945 était l’excellente cartouche de calibre 7,92 mm pour une longueur d’étui de 57 mm. Le calibre « 7,92 mm » fait référence au diamètre moyen du canon portant la munition adoptée en 1888 : dénommé «8×57 I » par la CIP, le canon est doté d’un diamètre 7,80 mm en plat de rayure et de 8.02 mm en fond de rayure pour un projectile de 8.09 mm. Celle-ci fût remplacée en 1905 par la munition dite « Spitzgeschoß » aussi appelé plus simplement « S ». En plus d’un nouveau profil désormais familier à tous les tireurs (cylindro-ogival pointu à base plate), celle-ci voyait son calibre augmenter : 7,89 mm en plat de rayure et 8,20 mm en fond de rayure, pour un diamètre de projectile annoncé à 8,22 mm.

Les Allemands utilisèrent principalement trois matériaux pour fabriquer les étuis. Furent successivement puis concomitamment employés :

  • Le laiton : alliage de cuivre et de zinc classiquement dans une proportion de 67% de cuivre et 33% de zinc.
  • Dès la seconde moitié de la Première Guerre mondiale, de l’acier protégé par électrolyse contre l’oxydation grâce un revêtement de cuivre (vernis ou non)
  • Et enfin des étuis en acier laqué vert. Apparus dans les années 40.

Les munitions Spitzgeschoß mit Phosphor et Flugzeubrand

Les projectiles eux, offrent, une multitude remarquable de variantes et de compositions, signe du dynamisme et de l’esprit fécond des ingénieurs de l’armement allemand. Dès la Première Guerre Mondiale furent développées des munitions dont le projectile, qui outre du plomb, contenait une charge de phosphore blanc. Pour mémoire, le phosphore blanc, du grec purophoros « qui porte le feu », est un composé chimique solide dit « pyrophorique », c’est-à-dire, qui s’enflamme spontanément au contact de l’oxygène de l’air. Sa combustion dégage une très forte température (annoncée comme pouvant atteindre 2 760°C) ainsi qu’un nuage de fumée blanche très dense, ce qui lui vaut un usage fréquent pour la composition de fumigène (Fig.1). Une version précoce de munition contenant du phosphore semble avoir été inspirée par des munitions britanniques de calibre .303 British fréquemment qualifiées de « smoke-tracers » par les anglo-saxons. La munition allemande développée en 1916, elle fût dénommée « Pr.L » (sans doute pour Phosphor Leuchtspur, soit « traçante au phosphore ») et céda rapidement la place à une autre version dénommée « S.Pr » Spitzgeschos mit Phosphor : balle pointue au phosphore. Ces cartouches étaient principalement destinées aux armes embarquées dans les aéroplanes ou les Zeppelins pour enflammer les combustibles des réservoirs des avions alliés ou les ballonnets d’hydrogènes des ballons de réglage d’artillerie. 

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    Gilles Sigro-Peyrousère

    Armurier diplômé de l'école de d'Armurerie de Saint-Étienne, Gilles est avant tout un passionné d'histoire, d'armes et de militaria. Armurier à son compte depuis plus de 30 ans, Expert près la Cour d'Appel de Toulouse en armes anciennes, il expertise de nombreuses collections pour des ventes aux enchères partout en France.

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